Of Virgins and Men

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50 Shades of Grey

Time has come for a little excurse into mainstream cinema, namely one of this year’s biggest Hollywood blockbusters: «50 Shades of Grey», the adaptation of the eponymous novel by E. L. James.

The film we’re talking about premiered this February at the Berlin International Film Festival and grossed $ 569.7 million worldwide. In the media it was widely announced as being “sexually explicit” and so I was quite curious to see how far Hollywood had gone this time.

Despite the fact that the relationship between a ridiculously rich and good looking Christian Grey (Jamie Dornan) and the wallflower / English lit student Anastasia Steele (Dakota Johnson) portrayed is far from being pornographic or shocking it is a lot more daring than the comparably glamorous screen couple Bella and Edward of the Twilight saga. Whereas these characters were drenched in the Mormon values of Stephenie Meyer, author of the novel it was based on – e.g. the impossible sexual intercourse between the lovers before Bella has converted to “vampirism” – E. L. James’ novel seems to draw from the masters of erotic literature à la Sartre and Sacher-Masoch. However, the film doesn’t show much sexuality but a lot of what might happen to Anastasia is implied by Mr. Grey’s playground: a kind of torture room full of sex toys, whips and hard-core props.

What’s made explicit in the film is more the framework in which the sex takes place. Mr. Grey is a serial lover: Fifteen women have preceded Anastasia as his “submissive” and have been allocated a suite in his downtown Seattle penthouse. Seemingly as tough in business as in love, the 25-year-old billionaire isn’t ready for compromises. He wants her so much as to bind her to a contract, in which multiple clauses stipulate in a very detailed manner under what conditions the dominant-submissive relationship will work. But how on earth is such a demand legitimate in the 21st Century? To his defence Grey says that he has himself been the submissive of an older woman for nearly a decade making him “50 shades of fucked up”. Let’s believe him and play «What Kind of Man» by Florence + The Machine in the background – just so to better cope with this total machismo.

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Anastasia it still a virgin – much to the pleasure of Mr. Grey – and like in Twilight on a symbolical level, the virginity narrative seems to be an everlasting (American) dream. However, what actually touches the global Zeitgeist is the rationalisation of the relationship, here in the form of a binding contract, in our daily life more in the shape of dating apps like Tinder or Grindr, another smartphone app developed for gays, which was a pioneer in the field.

This brings me to explain why I chose to allude to the paronomasias between Grey and gay. It is probably not a coincidence that this rationalisation or even economisation of relationships stems from the gay culture where you can find exact penis measurements on dating websites like planetromeo and could locate potential sex partners on Grindr long before similar apps became equally widespread for heterosexuals. Whereas gay culture brought all kinds of innovations to western societies, from the initial loosening of party culture and relationship morals to the current redefinition of our family concept it also brought an awfully “gay way” of conceptualising love relationships, which I dare say must have something to do with manliness and some of its most commonly associated “qualities” like competition and plain calculation. And so it is that the last remains of romanticism cultivated over centuries are slowly crumbling down and replaced by exact measurements and data exchange.

In that sense, Anastasia hasn’t «Earned it» like The Weeknd sings it, nor should she agree to Ellie Goulding’s hit song «Love me like you do» – both used in the original soundtrack. There is no way she should have signed this contract. That’s not how girls – or boys – should love, not now nor tomorrow, and there’s no excuse for agreeing to such idiotic messages.

At least not longer than the duration of an admittedly quite entertaining chick flick with a very attractive cast 😉

Feel free to commment!
Your Raph

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Doc: “Le bois dont les rêves sont faits” – de Claire Simon

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Le Bois de Vincennes

Après “Gare du Nord” présenté à Locarno en 2013, ce documentaire de Claire Simon nous entraîne dans un monde à l’écart de l’agitation et du bruit de la grande ville. La réalisatrice a choisi d’approcher le bois dont elle a fait son sujet de manière onirique, c’est-à-dire en laissant à chaque individu la liberté de rêver le Bois de Vincennes auquel elle et son équipe ont consacré une année de tournage. Devant la caméra, ce lieu singulier en bordure de la capitale française devient le théâtre d’une multitude de rituels, notamment un abri pour les parias de la société. On assiste par exemple à une rencontre d’immigrés Cambodgiens qui associent le bois à la forêt dans laquelle ils furent exilés par les Khmers Rouges et dont une femme dit qu’elle a été leur seule alliée pendant cette période de tourment. Plus tard, sous une note plus festive, nous prenons part à la joie de vivre d’une foule de Guinéens dansant dans une clairière et hurlant: Alegria!

Avant tout, le bois a bien entendu été planifié et construit. Il est également entretenu constamment, aspect qui devient claire quand Simon va parler aux architectes, forestiers et biologistes du parc. C’est eux qui lui donnent sa forme et lui attachent des activités bien définies, comme les longues allées d’érables propices aux promenades oisives ou les petits canoës sur les lacs artificiels qui font le plaisir des enfants.

Implanifiables sont sans doute les multiples rituels de copulation qui ont vu le jour au cœur et en lisière de la forêt. Un peu comme le décrit Magnus Hirschfeld pour le Tiergarten de Berlin dans les années 20 (cf. “Berlins drittes Geschlecht”), le Bois de Vincennes semble être un lieu apprécié des adeptes du “cruising”. Pour le film, c’est un gay fort sympathique qui emmène Claire Simon dans les buissons en question et lui explique la difficulté de ces rencontres sexuelles furtives. Elles tiennent souvent à un regard, dit-il, et sont en voie de disparition depuis l’arrivée des applications pour Smartphone qui permettent de localiser de potentiels partenaires sexuels.

En lisière près des grands axes de circulation, ce sont les prostitués qui s’affairent. Mélanie, une jeune mère et travailleuse du sexe depuis ses 16 ans raconte non sans humour ce que ses clients préfèrent et combien de coups elle doit tirer chaque jour pour nourrir sa famille. Elle aimerait pouvoir arrêter, dit-elle, mais elle ne voudrait pas dépendre de son copain.

Les activités sexuelles pratiquées dans le bois attirent forcément certains curieux; comme par exemple un cycliste quinquagénaire qui témoigne de son plaisir d’observateur. Il dit se délecter des ébats des autres et démontre à la réalisatrice comment s’y prendre. Nous assistons à une scène qui rappelle certains documentaires animaliers: L’homme s’approche d’un couple allongé près d’un arbre, signale son excitation en se frottant l’entrejambe et essaye vainement d’attirer leur attention.

Par son film, Claire Simon fait des visiteurs du bois de vrais personnages. Il y a par exemple celui de la mère solitaire qui passe ses après-midis au bord de l’eau avec pour seule compagnie le gazouillement de son bambin. Ou encore l’ermite logeant dans une cabane qui nous explique pourquoi il ne comprend plus rien à la société et dort toute la journée. Non loin de lui, une Bretonne sans domicile fixe fait la vaisselle avec l’eau boueuse d’un jerricane – elle aussi a tout lâché et a monté sa tente sous les arbres.

Plus ou moins à la moitié du film, Simon retrace avec la fille de Gilles Deleuze les plans des bâtiments de la faculté où le grand philosophe et théoricien de l’image donnait des cours ouverts à tous et dont les fondations sont aujourd’hui recouvertes par la végétation. C’est un moment clé qui peut-être recèle toute l’approche artistique de la réalisatrice. Comme Deleuze qui y avait élu domicile pour penser et repenser la société elle nous invite à rêver le bois, chacun(e) à sa manière.

Un château en Italie (DVD)

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Louis Garrel und Valeria Bruni Tedeschi

Das Leben in Un château en Italie scheint flüchtig und brüchig, wie das langsam zerfallende Schloss der Familie Rossi Levi in Norditalien, der an AIDS erkrankte Sohn Ludovic (Filippo Timi) und das fragile Embryo im Bauch der Tochter Louise (Valeria Bruni Tedeschi).

Das darstellen, was sich nicht einfangen lässt – dieser unmöglichen Wette willen, lassen sich die verwackelten Bilder und grell beleuchteten Aussen-Sets, die teilweise an Amateurvideos erinnern, leicht in Kauf nehmen. Film scheint noch heute das geeignetste Medium, um das Ephemere des Daseins einzufangen. Und so strömen, besser rauschen, die Szenen an Jeanne Lapoiries Kamera vorbei und erwecken den Eindruck echten Lebens.

Das Drehbuch wiederum, das aus der Feder von Valeria Bruni Tedeschi und Noémie Lvovsky stammt, könnte mit seinen vielwechselnden Schauplätzen zwischen der italienischen Heimat und dem Pariser Wohnsitz der Familie verwirrend wirken. Könnte, wären die zwei Hauptrollen nicht mit den unvergleichbaren Charakterdarstellern Valeria Bruni-Tedeschi und Louis Garrel besetzt und ihnen ein leicht dahinsprudelnder und zugleich sinnstiftender Dialog in den Mund gelegt worden: Sie, in der Rolle einer schlagfertig bis hysterischen Ex-Schauspielerin und italienischen Großindustriellen-Tochter und er, der „beau ténébreux“ mit aneckenden Launen und prekärem Schauspielerleben.

Dabei spielt die tumultuöse Liebesgeschichte auf der Bühne einer beinahe allwissenden Figur: Der Matrone. Verkörpert durch Valerias leiblicher Mutter, Marisa Bruni Tedeschi, hält sie im autobiographisch geprägten Familienporträt die Stricke in der Hand. Unbeirrbar macht sie sich daran, die Schuldenlast der Familie zu tilgen und will dafür das titelgebende Schloss für die Öffentlichkeit zugänglich machen und “den Brueghel” versteigern. Marisas Darbietung, die von Beruf Pianistin und Schauspielerin ist, wirkt unheimlich lebensecht. Am Liebsten möchte man stundenweise ihrem dunkel grollenden Klavierspiel lauschen und dabei ihren agilen über die Tastatur tänzelnden Fingern zusehen.

Un chateau en Italie lässt sich schwer in Worte fassen, er lässt sich viel eher miterleben. Im Abspann wird er Virginio, Valerias tatsächlich an AIDS verstorbenem Bruder, gewidmet. Ihm dichtete die ungleich bekannte Schwester der Regisseurin, Carla Bruni-Sarkozy, das Lied „Salut Marin“. Vielleicht ein guter Einstieg, um sich dieser filmischen Familie bzw. diesem familiären Film anzunähern.

While We’re Young

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Die Mittvierziger Josh (Ben Stiller) und Cornelia (Naomi Watts)

Was wollen Mittzwanziger heute? Alles. So sieht es jedenfalls Noah Baumbach dessen Frances Ha (Greta Gerwig) im  gleichnamigen Film noch tollpatschig dem Traum einer Tanzkarriere nacheiferte. Mit While We’re Young wählt der Ex-Drehbuchautor von Wes Anderson erneut den Big Apple als Schauplatz. Diesmal rahmt er jedoch mehr als ein Einzelschicksal in seiner Erzählung und doppelt, nein vervierfacht Frances Ha zu Jamie (Adam Driver) und Darby (Amanda Seyfried), beide Mitte Zwanzig, und dem spiegelbildlichen Mittvierziger-Paar Josh Srebnick (Ben Stiller) und Cornelia (Naomi Watts).

Die männlichen Parts sind Dokumentarfilmemacher und werden tatkräftig von ihren Gattinnen unterstützt. Während Cornelia, die Tochter eines erfolgreichen NYC-Dokumentaristen der ersten Stunde, Joshs Filme produziert, liefert Darby Jamie mit frischen Ideen für Doku-Projekte. Doch wie genau passen heutige Hipster mit 90er-yuppies zusammen? Eigentlich gar nicht. Josh und Cornelia, deren beste Freunde gerade ihr erstes Kind bekommen haben, wollen mit Hilfe des jüngeren Pärchen zu ihren unbeschwerten Jahren zurückfinden: Er verknallt sich in den großzügigen Jamie, mit dem er über Authentizität und „Cinéma verité“ diskutiert, und sie lässt sich von Darbys Elan mitreißen, die hausgemachtes Eis verkauft und von einem Hip-Hop Kurs zum anderen sprintet. Hinter der coolen Fassade sind Josh und Cornelias jüngere Pendants jedoch voll und ganz im hochinszenierten Social-Media-Jetzt angekommen: Amerika liebe Geschichten mit Vor- und Nachher, meint Darby. Jamie nimmt dies zum formalen Ausgangspunkt für eine Dokumentation über den früheren Frauenheld seiner High School, der nun mit einem schweren Kriegstrauma aus Afghanistan gekehrt ist.

Die zweite Komödie des Cineastenlieblings kann sich mit ihrer hohen Dialogkadenz und minutiöser Situationskomik mit Filmen von Woody Allen messen – zum Beispiel mit dem ebenfalls in New York angesiedelten Whatever Works (2009). Nur schade, dass das Drehbuch durch die komplexe Figurenkonstellation auch die Verspieltheit und Naivität von Baumbachs vorherigem Schwarz-Weiß-Streifen verloren hat.

Der Kreis

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Private Geschichte der europäischen Schwulenbewegung

Röbi Rapp, Friseur und Travestie-Künstler und Ernst Ostertag, ein zielstrebiger Lehrer an einer Mädchenschule, haben vollkommen gegensätzliche Lebensentwürfe. In den 50er-Jahren lernen sie sich bei einem Männerball des “Kreises” kennen, einer geheimen Schwulenorganisation in Zürich, und verlieben sich trotz aller Unterschiede ineinander. Ihre Geschichte gab dem Schweizer Regisseur Stefan Haupt den Hintergrund für DER KREIS, einen Spielfilm mit dokumentarischen Einlagen, in denen die historischen Personen auch selbst zu Wort kommen.
Dieses Jahr bei der Berlinale mit dem Teddy für den besten Dokumentarfilm ausgezeichnet, ist er ein weiterer wichtiger Film über die Schwulenemanzipation. Er legt den Fokus auf die Schweizer bzw. westeuropäische Situation, die unter der Dominanz großer amerikanischer Produktionen wie MILK und den früheren, beinahe legendären gewordenen Dokumentarfilmen wie THE TIMES OF HARVEY MILK und BEFORE STONEWALL ein wenig in Vergessenheit zu geraten droht. Wo die amerikanischen Filme die Perspektive der amerikanischen Bürgerrechtsbewegung auf die LGBT-Bewegung einnahmen, gewährt DER KREIS Film historische Einblicke in private Lebensräume und Lebenswelten, die nichts an Relevanz verloren haben: Während Röbi seiner Mutter gegenüber offen mit seiner Sexualität umgeht, gelingt es Ernst erst mit 70 Jahren, sich vor seinen bürgerlichen Eltern zu outen. Durch die Verschränkung von Dokumentarischem und Fiktion gelingt es dem Film beispielhaft für eine Generation von Schwulen zu sprechen und dabei unterhaltend zu bleiben. Für eine erfreuliche Überraschung sorgt zudem die Besetzung der Mutter von Röbi, einer deutschen Einwanderin in die Schweiz, mit der seit OUT OF ROSENHEIM beinahe ikonischen Marianne Sägebrecht.

Erstveröffentlichung: http://www.indiekino.de/film/de/der_kreis_2014

Il capitale umano – Die süße Gier

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Dino Ossola (Fabrizio Bentivoglio), ein 50-jähriger, schmieriger Immobilienmakler will die Beziehung seiner Tochter mit dem Sohn eines reichen Mailänder Investmentbankers für geschäftliche Vorteile nutzen. Carla Bernaschi (Valeria Bruni Tedeschi), die ätherische Frau des Bankiers, hält sich mit Shopping bei Laune bis sie ein vor dem Ruin stehendes Theater entdeckt, dessen Rettung sie sich zur Aufgabe macht. Serena Ossola (Matilde Gioli), die Tochter des Immobilienmaklers, ist eigentlich dabei, sich in einen anderen zu verlieben, als ein schicksalhafter Autounfall alle Figuren an ihre gegenseitigen Abhängigkeiten erinnert. Entlang dieser drei Figuren entwickelt sich kapitelweise die Story bis hin zum böse-thesenhaften Schlussteil namens “Il Capitale Umano”, ein Begriff unter dem in der Versicherungswirtschaft der Wert eines Menschlebens errechnet wird.
Vor dem Hintergrund der Finanzkrise gelingt Paolo Virzì ein Transfer der verwickelten Handlung, die der amerikanische Romanautor Stephen Amidon in Connecticut angesiedelt hatte, in die nördliche Lombardei. Im Ursprungsland des Bankensystems mit seinen Giro-, Saldo-, Netto-Begriffen führt uns Virzì ein glaubhaftes Krisenszenario vor Augen. Der Film erinnert an ICH BIN DIE LIEBE VON Luca Guadagnino. Während dort eine lesbische Tochter und eine Koch-Ehefrau-Affäre die norditalienische Patrizierfamilie von innen heraus zu zerstören drohen, stehen oder fallen bei Virzì die marmorweiße Villa der Bernaschi sowie die gleichnamigen Hedgefonds mit den fluktuierenden Kursen der Finanzwelt. In Italien bereits von über einer Million Zuschauer gesehen, scheint DIE SÜßE GIER einen Nerv getroffen zu haben. Nebst sieben Donatello Awards wurde Valeria Bruni Tedeschi in ihrer Rolle als träumerische und doch standhafte Ehefrau beim TRIBECA Festival mit dem “Best Actress Award” gewürdigt.

Erstveröffentlichung: http://www.indiekino.de/film/de/die_suesse_gier-il_capitale_umano

Langkritik – LORE und der Leitz-Ordner

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Jürgen (Mika Seidel) vor einer norddeutschen Fliesenwand in LORE

Lore (Saskia Rosendahl) bahnt sich mit der Bürste einen Weg durch ihre nassen Locken. Wassertropfen kullern die Haarsträhnen hinunter.∆ [1] Ihre Mutter (Ursina Lardi) raucht frenetisch und zieht einen mit “vertraulich” markierten Leitz-Ordner aus dem Regal. Ein kauerndes Porzellanreh wird in ein Taschentuch gewickelt.

Die Handlung spielt im Jahr 1945 und die Filmbilder sind körnig, blass. Verschiedene kulturelle Artefakte stehen in Cate Shortlands Lore (AU/DE 2012) metonymisch für die ganze NS-Ideologie. Dabei wirkt die Historizität von Gegenständen, die teils bis in unsere Alltagswelt weiterbestehen, irritierend: Gab es 1945 den Leitz-Ordner schon? Angenommen die Inszenierung ist geschichtlich korrekt, stellt sich die Frage: Wie kann ein funktioneller Gegenstand, der noch heute in unseren Regalen thront, auch dem Nationalsozialismus gedient haben? Blitzartig wird mir die Tatsache wieder bewusst: Gewisse Industriegüter haben den Krieg überlebt, waren vorher und währenddessen da, haben Peiniger wie auch Opfern gedient und sind quasi vorbehaltslos im Nachkriegsdeutschland weiter produziert, verkauft und genutzt worden. Mein Leitz-Ordner hätte also schon im Regal eines NS-Offiziers, aber auch in dem eines jungen Marcel Reich-Ranickis stehen können. Zwischen meinem Jetzt und der im Film dargestellten Zeit besteht eine Verbindung, deren Eigenheit sich im Film wechselweise philosophisch und sensorisch erschließen lässt, sich aber auch ästhetisch gestaltet, wie im weiteren Verlauf aufgezeigt wird.

Tief in den Bergen des Schwarzwaldes halten sich Lore, ihre Schwester, ihre zwei Zwillingsbrüder und der neugeborene Peter mit ihren Eltern in einem Landhaus versteckt. Die Tage vergehen noch im Klang der Lieder “Jugend will Marschieren” und “Von Finnland bis zum Schwarzen Meer” zu welchen die 15-jährige Lore und ihre jüngere Schwester Liesel (Nele Trebs) auf der Wiese tanzen. Doch der Endsieg bleibt aus: “Es ist das Ende” verkündet die Mutter, “unser Führer ist tot”.

Die knallenden Schüsse zählen zu den Relikten der Kriegszeit. Oder wie oft hört man in unseren Breitengraden noch den Lärm einer abfeuernden Pistole? Der “Endsieg” ist eins der Wörter, die unwiderruflich mit der NS-Sprache assoziiert bleiben und der Militarismus sowie die großdeutschen Fantasien der ideologiegeladenen Lieder gehören zu den Erscheinungen der Zeit.

Heil Hitler oder Grüß Gott?

Während Vati, wie ihn Lore nennt, schon talwärts geflohen ist, liegt die Mutter – Lardi mit zerzausten blonden Krausen – noch apathisch neben ihrem weinenden Baby. Kurz darauf folgt sie ihrem Mann und die junge Lore muss augenblicklich die Mutterrolle übernehmen. Sie will sich Essen von den Nachbaren erbetteln. “Grüß Gott”, murmelt die Bäuerin und fragt, ob die Mutter schon im Gefängnis stecke. An der Wand hängt eine Christusstatue aus Holz. Die Kinder verkneifen sich das sonst gewohnte “Heil Hitler” und nehmen dankbar ein Laib Brot an.

An Stelle der herrschaftlichen Villa ist der Schwarzwald getreten. Auf dem Land scheint die gewohnte Ideologie nicht mehr zu herrschen. Vielmehr hat hier wieder die katholische Tradition die Oberhand über Nazi-Gebaren gewonnen. Vom “Heil Hitler” wurde nach der Kapitulation alsbald wieder auf das süddeutsche “Grüß Gott” umgestiegen.

Von der Isolation auf der Alm bewegt sich die Handlung ins Tal hinunter. Die Kinder wollen nach Hamburg und dann übers Watt zu ihrer Großmutter. Der Weg ist lang und sie kommen nur mühsam voran. Kaum haben sie sich eines Teils ihres Gepäcks entledigt, als schon eine Frau und ihr Mann wie Geier darin wühlen. Die Szene ist mit einer Radiomeldung unterlegt, deren Inhalt nur teilweise verständlich ist – “Todesstrafe” und “jeder hat sofort nach Hause zu gehen” sind klar zu vernehmen. Ein Aschenbrödel-Band wird kurz aufgeschlagen.

Nur schon ein Ausschnitt aus einer beliebigen Nachkriegsmeldung in der damaligen Radioqualität dringt wie eine wieder zum Leben erweckte Stimme ins Jetzt des Zuschauens. Ein Jetzt, das unmittelbar mit Adam Arkapaws sehr wacklig-schweifender Handkamera verknüpft ist, denn die Kameraästhetik ist durch und durch zeitgenössisch. Einzig die Töne, Wörter und Gegenstände bewahren die historische Illusion: Das Radio ruft zur Gehorsam auf, die Kinder scheuen sich mit “Heil Hitler” zu grüßen und das Kindermärchen wurde auf dem Feld sitzengelassen.

 

Die Frage der Schuld

In einem Dorf legen die Kinder einen Zwischenhalt ein. In einem Schulhaus können sie sich waschen und übernachten. Draußen an einer Wand hängen Fotos der Konzentrationslager. Unter den Bildern von gehäuften Kadavern ist zu lesen: “Warum habt ihr mit keinem Wort des Protestes, mit keinem Schrei der Empörung das deutsche Gewissen wachgerüttelt?” und in fettgedruckten Lettern: “Das ist Eure große Schuld – Ihr seid mitverantwortlich für diese grausamen Verbrechen!” Lore berührt die plakatierten Fotos. Der Kleister ist noch frisch und bleibt an ihren Fingern kleben. ∆

Vergangenheitsbewältigung. Unter diesem Schlagwort fasst man den Umgang mit der Kriegsvergangenheit in Deutschland und Österreich. In Phoenix (DE 2014) – zurzeit im Kino – gibt Christoph Petzold eine Idee davon, wie nach dem Krieg mit der Schuld umgegangen wurde: Akzeptieren, doch nicht realisieren lautete die Devise. Am Besten keine Fragen zu den Lagern, zum Holocaust stellen. Sind heute in der deutschen Gesellschaft noch Nachwirkungen dieses Schuldgefühls zu erkennen?

Ideologische Umcodierung

Die Kinder erreichen einen Bauernhof. Vor der Scheune hängen schwarze Kleidungsstücke an Wäscheleinen. Dickflüssige Tinktur trieft aus dem frischgefärbten Stoff. Lore streckt ihre Hand aus und lässt die Tropfen auf ihre Handfläche rieseln. ∆ Eine in die Jahre gekommene Gutsherrin ist die einzige Überlebende und bietet ihnen gegen den Ehering ihrer Mutter Essen an. Die Zwillingsbrüder Jürgen und Günter tragen Hände haltend ein HJ-Lied vor. Hinter ihnen hängt ein Porträt des Führers. Später werden die Kinder von amerikanischen Soldaten angehalten und nach ihren Eltern gefragt. Ein Junge eilt Lore zur Hilfe und weist einen jüdischen Pass vor. Er sei Thomas, ihr Bruder.

Der Davidstern, das Symbol der Verfolgung, wird zum Symptom des zu Rettenden. In dieser Welt der umgestülpten Werte müssen sich die Kinder rasch anpassen. Sie wuchsen als Herrenmenschen auf und wurden nach dem nationalsozialistischen Koordinatensystem gepolt. Konfrontiert mit dieser neuen Machtkonstellation laufen die lebenserhaltenden Instinkte der kleinen Liesel auf Hochtouren, während ihre ältere Schwester perplex bleibt. Lore wurde schon zu tief in rassentheoretische Konzepte getränkt. Die Ideen sind weniger austauschbar als bei ihren jüngeren Geschwistern.

Nichtsdestotrotz wird der Jude Weggefährte und Beschützer der Wandergemeinschaft. Sie übernachten in einer im Wald getarnten Waffenfabrik. Er besorgt ihnen Essen und gewinnt schnell das Vertrauen der Kinder. Lore scheint ihm gegenüber zwischen Abscheu und sexueller Anziehung zu schwanken.

Kommunion der Körper, Kapital des Körpers, tote Körper

In diesem Sommer 1945 erlebt die junge Lore ihr sexuelles Erwachen: Noch im Schwarzwald erspäht sie heimlich durch den Türspalt, wie der Vater der Mutter zwischen die Schenkel greift und bei einem Zwischenhalt sieht sie, wie ein Mann über eine Frau herfällt. Später führt sie selber Thomas’ Hand auf ihr Geschlecht, aber er weicht zurück. Auch einem Fährmann gibt sie sich hin, damit er sie auf seinem Boot den Fluss überqueren lässt. “Du riechst wie der Tod”, flüstert er ihr ins Ohr und weist sie ab.

Lore hat erst angefangen, die Sprache des Körpers zu erlernen: Zunächst imitierend, nachdem sie andere miteinander interagieren sah, danach immer eigenwilliger. Während zwischen ihr und dem jungen Juden leibliche Lust im Spiel ist, überschätzt sie die Kommerzialisierbarkeit ihres Körpers, als sie sich dem Flussschiffer feilbietet. Dieses Coming-of-Age Narrativ kann sinnbildlich für die Nachkriegsgeneration gelesen werden: Lore hat von Kind auf das ideologische Denken ihrer Eltern aufgesaugt. Während der Reise begeht sie ihre ersten Schritte auf dem Terrain der Sexualität und es ist keiner mehr da, der gute Lehren erteilen könnte. Dadurch erlangt sie einen neuen, eigenen Zugang zur Welt.

Die Grenzwache zwischen dem amerikanischen und dem russischen Sektor lässt nicht passieren und der Kindertrupp muss fortan durch einen dichten Tannenwald wandern, wo polnische Ex-Lagerhäftlinge rasten. Aus der Ferne hallt ein Schuss. Der 10-jährige Günter fällt tot um.

Eine Szene später sitzen die noch unter Schock stehenden Geschwister und Thomas im Zug. Passagiere unterhalten sich über Fotos von den toten KZ-Häftlingen. Einer meint, es gäbe keine Bilder, wo die Nazis sie gerade umbringen. Als Soldaten zur Passkontrolle durch die Waggons ziehen, packt Thomas die Angst und er flieht.

Der Tod bzw. Bilder vom Tod, das ist die Problematik dieser Sequenz. Zunächst müssen Zuschauende den Abschied einer liebgewonnenen Figur erleiden. Mit dem Gespräch der Zugpassagiere wechselt der Film sodann von einem emotionalisierenden zu einem philosophischen Gestus. Die Kombination des mitleiderregenden Todes eines Jungen mit der Besprechung der toten Körper aus den Vernichtungslagern problematisiert die Möglichkeit einer mitleidenden Haltung gegenüber dem Holocaust. Die Szenenabfolge wirft Fragen der emotionalen Bezugnahme am einzelnen vs. massenweisen Mord auf. Zuschauende werden so von einer emotionalen Bezugnahme in eine historische Reflexion übergeleitet: Wie kann man den Holocaust emotional nachvollziehen?

Filmische Haptik

Lore und ihre Geschwister setzen ihre Reise fort. Am Wattenmeer tauchen sie ihr Füße in den Schlamm ein. ∆ An Bord einer Droschke, die sie übers Watt fährt, erklärt Jürgen seinen Schwestern, dass der jüdische Reisepass gar nicht Thomas gehörte. Die Großmutter empfängt die Kinder herzlich und fragt den anwesenden Zwillingsbruder, ob er Günter sei. Alle werden ernst bis Lore das Wort ergreift: “Nein, er ist tot. In Russland.” Liesel bricht in Tränen aus. Lore habe gelogen, die Mutter sei gar nicht da, sondern im Gefängnis. Sie dürfe sich niemals für ihre Eltern schämen, meint die Großmutter. Es folgt eine Badeszene während welcher sich die Kinder in einer Kupferwanne sauber machen. Traurige Blicke werden ausgetauscht. Jürgen pustet Luftblasen ins Wasser. ∆

Wiederum spielt der Plot mit Verwirrungsmomenten. Der für einen Juden gehaltene, hat plötzlich keine Identität mehr: Die Papiere gehörten einem jüdischen Familienvater. Der zweite Verwirrungsmoment ist Günters Tod. Er ist Lore zufolge in Russland, also im russischen Sektor umgekommen. Deutschland ist aufgespaltet worden und Lore verabsolutiert die neue Weltordnung, indem sie das, was sie zuvor ihr eigenes Land nannte, nun Russland zugesteht. Sie reagiert wie eine Kriegerin, die eine Niederlage einstecken muss: Nun ist mein dein.

Neben der Thematisierung dieser Ideenumwälzungen gelingt es Shortland immer wieder, die Geschichte sehr haptisch zu gestalten, indem sie ihre Protagonisten hautnah filmen lässt. Filmische Haptik meint dabei die Vorstellbarkeit einer sinnlichen Berührung mit dem abgebildeten Gegenstand. Die Großaufnahmen der im Schlamm watenden Füße zum Beispiel stellen einen haptisch vorstellbaren Geschichtsraum her. Da wo Lore ihre Füße einpflanzt, kann auch ich meine Füße in den Schlamm einlassen. Es sind filmische Gesten, die diese vergangene Zeit beinahe sinnlich erfahrbar machen. Diese kurzen haptischen Exkurse sind über den ganzen Film verteilt und wenn sie auch nicht narrativ zum Plot beitragen, bilden sie eine kohärente sensorische Hintergrundfolie.

Die haptische Badeszene bei der Großmutter schließt so auch einen Kreis mit Lores Bad zu Beginn des Filmes und der Einstellung, in der sie ihr nasses Haar kämmt. Das Saubermachen kommt außerdem im Schulhaus vor, als sich die Kinder mit Dorfbewohnern in einer Gemeinschaftsdusche waschen. Während die Badeszenen als Symbol der Zugehörigkeit zum Haus, in dem sie stattfinden, gelesen werden können, ist die Waschszene in der Mitte verstörend: Ganz Deutschland scheint sich am selben Ort sauber zu machen und die Kinder befinden sich im Nirgendwo zwischen dem verlorenen Ruhepol der Eltern und dem angestrebtem der Großmutter im Norden.

Rebellion einer Nazitochter; preisgekrönte Jungschauspielerin

Jürgen steht mit dem Rücken zur Kamera vor einer Wand mit blau-weiß bemalten Kacheln. Darauf sind Landschaftsmotive zu erkennen. Die Räume strahlen eine gesittete Wohnlichkeit aus. In der Küche tanzt und singt die Magd mit Liesel und versucht auch Lore für einen aufheiternden Reigen zu begeistern. “Ich kann nicht”, murmelt diese und blickt ihrer Schwester vorwurfsvoll ins Gesicht. Später am Mittagstisch wird Jürgen von der Oma getadelt, als er die Hand nach einer Scheibe Brot ausstreckt: “Am Tisch wartet man bis einem serviert wird.” Lore greift darauf ruckartig nach einer Brotscheibe und stopft sie sich in den Mund. Dabei verschüttet sie ihre Milch, die sie mit ihrer Hand abzufangen versucht und aufleckt. Die Großmutter schickt sie auf ihr Zimmer. Auf einer Kommode liegen kleine Porzellanfiguren ausgebreitet. Darunter befindet sich auch das kleine Porzellanreh aus dem Elternhaus, das Lore während der Reise mit sich trug. Außer sich vor Wut zerschlägt sie die ganze Figurensammlung.

Die Szene sei erst zum Schluss der Dreharbeiten gedreht worden. Das sei für die Entwicklung von Saskia Rosendahls Figur entscheidend gewesen, meint Shortland. Die junge Schauspielerin verdankt ihrer Rolle als rebellierende Tochter von Nazieltern u.a. die Wahl zur deutschen European Shooting Star der Berlinale 2013. Aber auch mit Ursina Lardi fiel Shortlands Wahl auf eine großartige Schauspielern. Lardi, schon bei ihrer Verkörperung der Baronin in Hanneckes Das weiße Band – Eine deutsche Kindergeschichte (DE/AT/IT/FR 2009) auffallend gut, wurde kürzlich für ihre Rolle in Traumland (CH/DE/BE 2013) mit dem Schweizer Filmpreis 2014 als beste Darstellerin ausgezeichnet.

Zudem demonstriert die australische Regisseurin nach ihrem viel gepriesenen Coming-of-Age-Film Somersault – Wie Parfum in der Luft (AU 2004) erneut ein feines Gespür für die Psychologie junger Frauen. Sie webt auch autobiographische Elemente in ihrer Adaption von Rachel Seifferts Roman “Die dunkle Kammer” ein. Wie sie im Making-Of erklärt, reicht ihr Interesse für unseren Umgang mit Geschichte aus ihrer eigenen Erfahrung mit der Kolonialgeschichte zurück: Ihre Vorfahren gehörten zu den ersten britischen Einwanderern in Australien und ihre zwei südafrikanischen Adoptivsöhne stammen ebenfalls aus einer ehemaligen Kolonie. Direkt mit der dargestellten Geschichte ist zudem die Familie ihres Ehemanns verbunden, die den Holocaust überlebte. So sind auch die Fotografien in Thomas’ Pass nicht bloß Requisiten, sondern tatsächlich historische Dokumente der jüdisch-deutschen Großmutter von Shortlands Ehemann.

Die deutsch-australische Koproduktion und das Drehen in einer Fremdsprache forderte, wie Shortland von sich sagt, einiges an Anpassungsvermögen. Ihre Wahl, auf Deutsch zu drehen, ist dabei sehr begrüßenswert. Gelungen ist zudem die Zusammenarbeit mit Adam Arkapaw als Director of Photography. Mit ihm knüpft Shortland wunderbar an die Ästhetik an, die sie in Somersault mit dem Kameramann Robert Humphreys erstmals ausrollte: Viel Handkamera, Nähe zu den Figuren, aber auch eine Liebe zu den Materialien und Texturen gehören zu ihren markanten Stilelementen. Sie kreieren diese, ihr eigene, filmische Haptik, die man hoffentlich auch in ihren nächsten Filmen verfolgen werden kann. (RR)

Lore wurde u.a. mit dem “Prix du Public 2012” beim Festival del Film Locarno, dem Bayrischen Filmpreis und den Deutschen Filmpreis in Bronze ausgezeichnet. Saskia Rosendahl erhielt den AACTA Award for Best Young Actor 2013.

[1] Mit ∆ sind die Stellen markiert, die sich auf den Abschnitt “Filmische Haptik” beziehen.